Nouvelle Donne se lance dans les élections européennes !

En mai 2019, Nouvelle Donne participera pour la deuxième fois aux élections européennes. Le parti entend proposer des réponses aux défis climatique, social et démocratique que rencontre l’Europe.

L’Union Européenne, incontournable pour Nouvelle Donne

L’Union Européenne est la deuxième puissance économique mondiale. À ce titre, elle a la responsabilité de mettre en place les mesures nécessaires pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique… et jusqu’ici, si peu a été fait ! L’urgence dans laquelle nous nous trouvons impose des prises de décisions rapides et indispensables.
Les peuples d’Europe ont un destin commun qui ne peut pas être servi par les replis identitaires nationalistes. L’Europe ne doit pas non plus être le terrain de jeu des néolibéraux qui l’exploitent sans la construire durablement.
Nous avons la responsabilité de redonner du sens au projet européen. L’Europe peut être le fer de lance d’une nouvelle donne écologique, sociale et démocratique. Son exemple peut changer le monde.

Un rassemblement à grande échelle

Membre actif de Printemps Européen aux côtés de Génération.s et de DiEM25, nous construisons ensemble un projet paneuropéen autour de la gauche progressiste et écologiste. Notre objectif est un rassemblement à plus grande échelle pour que ceux qui se ressemblent s’assemblent, au-delà des rivalités, sur la base de nos projets communs, pour une action commune. Pour cela, nous poursuivons les rencontres avec toutes les forces de gauche écologistes  : EELV, Place Publique, le Parti Communiste, Génération.s, Diem25, le Parti Socialiste, UDE, CAP 21, Génération Écologie…
Le projet est ambitieux, le délai est court et l’urgence est criante. C’est aussi parce que nous sommes nombreux à partager ce diagnostic et nombreux à avoir des propositions communes que nous pensons que l’union est possible. Le projet est ambitieux, réalisons-le !

CONTACT PRESSE :
Maylis LAVAU MALFROY
communication[at]nouvelledonne.fr
www.nouvelledonne.fr

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Pacte Finance-Climat à l’UNESCO

Le 15 mars 2018, le Collectif Pacte Finance-Climat (Climat 2020), qui est soutenu notamment par Nouvelle Donne et que notre Comité local a rejoint à son tour, a provoqué une rencontre internationale à la Maison de l’UNESCO (Paris). Il s’agissait à la fois de présenter le projet du Collectif, de faire se rencontrer des personnalités issues de mouvements, de philosophies, de pensées économiques diverses, voire divergentes sur nombre de sujets, mais qui ont accepté de se retrouver sur la nécessité d’agir collectivement sur la transition énergétique.

Petite rétrospective des interventions – dont certaines brillantes – venues de tous bords :

  • le Togolais Kako Nubukpo : « Nous aurons 600 millions de jeunes travailleurs africains dans 20 ans » ;
  • l’Anglais Denis McShane : « Il faut du consensus, certes, mais attention une loi est plus importante qu’un sermon » ;
  • Manuela Carmena, maire de Madrid : « Nous, les villes, détenons le plus de leviers pour réduire le carbone mais il faut les financements » ;
  • Jean-Marc Ayrault : « Ce serait un évènement mondial que le prochain sommet marque une priorité claire au traitement du chaos climatique, mais nous sommes trop habitués aux demi-mesures » ;
  • Laurence Parisot (Medef)  : « On n’a jamais eu autant besoin des scientifiques » ;
  • un député de l’Isère insiste sur le point de convergence qu’est le climat entre les problèmes de santé, de sécurité, d’économie, d’emploi, d’agriculture et biodiversité, de bâti et de mode de vie : « En une décision on touche à tous les secteurs de la politique, y compris gouvernance et justice » ;
  • le responsable de l’ADEME clarifie les chiffrages en création d’emplois ;
  • Mireille Martini de FinanceWatch : « Il faut faire aussi bien que le plan chinois « belt and road project » » ;
  • Manuel Domergue, le représentant de la Fondation Abbé-Pierre : « Les passoires énergétiques coutent très cher en santé » ;
  • Pascal Canfin défend un prix plancher à la tonne de carbone, le besoin de mécanismes de garantie pour les expérimentateurs énergétiques ;
  • Olivier Prigent, représentant de la Cour des Comptes européenne, présente un calcul précis du besoin de 1115 milliards d’euros par an pour financer la transition.

Des conclusions clairvoyantes de ces journées ont été présentées par Anne Hessel, Miguel Moratinos et Nicolas Hulot. Ce dernier craint l’inertie de nos systèmes ; il demande la mise en œuvre de la Taxe sur les Transactions Financières, promise depuis si longtemps. Le plan Climat sera, selon lui, le levier pour raccorder les citoyens avec l’Union européenne. Miguel Moratinos, lui, a cité Stephen Hawking : « L’intelligence, c’est l’habileté à s’adapter au changement. » Après avoir défendu l’idée d’un accord démocratique via un référendum européen, il a souligné le danger de la montée des populismes : il faut créer un récit commun nouveau et flécher la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre comme nouvel espoir commun en Europe.

Vous retrouverez quelques-unes de ces interventions en vidéo dans ce lien.

Nouvelle Donne Gironde continue d’appeler à signer l’appel pour un Pacte Finance-Climat sur le site dédié. Merci de le faire connaître autour de vous ! Il est dorénavant en 8 langues, alors profitez de la force d’internet pour que sa diffusion soit continentale !

Localement, nous soutenons le Collectif Pacte Finance-Climat/Gironde qui a depuis quelques jours sa page Facebook. Réservez dès maintenant votre soirée du mercredi 13 juin 2018 : une grande rencontre-débat à l’Athénée municipal de Bordeaux est programmée !

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Rencontre Nouvelle Donne Gironde

Nous invitons les adhérents et sympathisants à participer à la :

Rencontre Nouvelle Donne Gironde

samedi 10 mars 2018
de 14h00 à 17h00

Salle Robespierre
41 rue Dourout, Talence
(plan)

Ordre du jour :

  • le point sur la campagne Climat 2020 en Gironde (Nouvelle Donne y participe activement auprès de plein d’autres associations) ;
  • atelier de réflexion sur la réforme du bac et de l’enseignement supérieur par le gouvernement à partir de textes produits par Maylis (Nouvelle Donne Campus) ;
  • questions diverses.

Venez nombreux !

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Thomas Pesquet : reconditionnement d’un héros positif

Thomas Pesquet a voyagé dans l’espace, on a vu les photos en parcourant Paris Match chez le dentiste, et on pouvait rêver : ce jeune homme bien sous tout rapport, qui a forcément dû méditer sur le monde depuis son vaisseau, a-t-il trouvé terribles et dérisoires les querelles humaines depuis l’immensité galactique, et dès son retour quel sera le message de ce héros des étoiles ?

Les partis politiques en France ont perdu parce leurs slogans et leurs programmes ne sont plus crédibles pour les jeunes générations, ce qui a été confirmé lors des récentes élections en 2017. Suite à ce rejet, la voie est libre pour toutes les manipulations, tous les mensonges de certains pour s’emparer du pouvoir. Que faire ? Nouvelle Donne a un bon message, et avec notamment le partage du temps de travail, le défi du réchauffement climatique, la citoyenneté, notre parti propose une offre politique raisonnable sur ces thèmes plus que jamais d’actualité. Est-ce suffisant pour se faire entendre à l’heure de la téléréalité que regardent les ados dès qu’ils rentrent du collège, à l’époque des chaines d’info en continu avec leur recherche du buzz permanent ?

(suite…)

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Nouvelle Donne soutient le Collectif Climat 2020 !

Comme le Collectif Roosevelt, l’Association des Maires ruraux de France, Électriciens sans Frontières, Alternatiba, l’ADEME, France Nature Environnement, Enercoop, et beaucoup d’autres collectifs et associations, mais aussi des milliers de signataires (dont des signatures prestigieuses et variées comme celles de Michel Serres, Edgar Morin, Manuel Carmena (maire de Madrid), Anne Hidalgo, James Galbraith, Coline Serreau, Cyril Dion, Fred Vargas, Jean-Louis Etienne et tant d’autres…), Nouvelle Donne soutient l’appel européen lancé par le collectif Climat 2020 et vous invite à signer et diffuser cet appel autour de vous.

Depuis sa création, Nouvelle Donne considère que les crises économique, sociale, politique et environnementale sont profondément liées entre elles. Dans notre Charte éthique, nous soutenons par exemple que « la croissance matérielle infinie n’est ni possible ni souhaitable ; que le respect des écosystèmes et du vivant, la protection de la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique s’imposent à tous. »

C’est donc en toute logique que, conformément à sa feuille de route, le bureau national a entamé fin 2017 une action en faveur d’une lutte européenne contre le réchauffement climatique, en soutenant le collectif Climat 2020. Le comité local de Nouvelle Donne Gironde s’y associe pleinement et appelle tous les adhérents et les sympathisants à signer l’appel du collectif Climat 2020, en cliquant sur ce lien et à aider à la diffusion de cette campagne.

L’appel s’appuie notamment sur les analyses de Jean Jouzel et Pierre Larrouturou, qui sont développées dans le livre Pour sortir du chaos climatique et financier.

2018 sera l’occasion de multiplier localement les actions en ce sens : un groupe local Climat 2020 va être créé en Gironde (comme partout en France). Pensez à vous inscrire sur ce lien pour y participer.

Vous pouvez également faire un don au collectif Climat 2020 sur ce lien.

Et vous pouvez diffuser le lien du site, de la page Facebook et suivre le compte Twitter du collectif Climat 2020.

Pour vous tenir au courant, vous pouvez aussi vous inscrire à la lettre d’infos du comité ND Gironde, via ce site ! C’est en bas à gauche sur la page d’accueil du site.

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Trois questions à Michèle Leclerc-Olive

Michèle Leclerc-Olive, sociologue,  est chargée de recherche au CNRS et à l’EHESS (plus de détail ici). Dans un ouvrage qu’elle a dirigé et qui a été publié en 2017, elle nous permet de découvrir par quels phénomènes se traduisent les prédations foncières, notamment dans le domaine minier. Cette question ne peut qu’interpeler les adhérents de Nouvelle Donne, dont la charte éthique rappelle dans son deuxième point : « Une trop grande disparité dans la répartition des richesses et des pouvoirs est génératrice de violence. »

Michèle Leclerc-Olive a accepté de se prêter au jeu des « Trois questions ».


1) Quelle définition donnez-vous à la notion de « prédations foncières » dans le cadre de vos travaux ?

Cette expression veut englober les accaparements de terre et les prédations minières, thèmes qui sont habituellement traités par des communautés disciplinaires différentes. De fait, lors de l’installation d’une exploitation minière, le mode de vie et l’usage de la terre par les populations locales s’en trouvent profondément modifiés : le village est déplacé, les paysans perdent leurs terres cultivables, l’eau est capturée, polluée, etc. Les conséquences sont diverses et elles ne sont même pas, contrairement aux prescriptions des codes miniers, intégralement réparées après le départ de la société minière (qui vient extraire, rappelons-le, des ressources non renouvelables). Proposer cette expression, c’est suggérer que le rapprochement de ces deux types de pratiques les éclaire réciproquement. C’est au fond une invitation à déplacer le regard et à essayer de voir le phénomène du point de vue des populations directement concernées par les activités économiques des sociétés multinationales.

D’ailleurs, nous ne l’avons pas fait, mais il serait tout aussi fécond d’examiner les pêches pratiquées par des bateaux-usines étrangers dans les eaux territoriales d’un pays sous cet angle des « prédations » d’un bien public.

(suite…)

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Vers une Europe des États plurinationaux ?

En novembre 2017, Anne Poulain Romanet, adhérente de Nouvelle Donne en Gironde, donne son point de vue sur les événements qui ont enflammé la Catalogne cet automne. Vous trouverez deux autres points de vue ici et ici.

Mais qui sont vraiment les indépendantistes catalans ?

Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un a priori de sympathie à l’égard des indépendantistes catalans, comme une solidarité avec tous ceux qui luttent pour un mieux vivre ensemble, une société plus fraternelle, plus unie et plus juste. Sympathie et solidarité bien sûr, également, avec ceux qui dénoncent l’autoritarisme et l’orientation néolibérale des gouvernements européens.

L’identité catalane est forte et constitue un ciment puissant entre les individus. Le peuple catalan existe. Mais que signifie aujourd’hui « un peuple », à l’intérieur d’une nation moderne, quels sont ses droits et ses devoirs ?

Lorsque les catalans ont été appelés à voter, j’ai pensé que le résultat du vote ne serait en aucun cas opposable, suffisant pour une déclaration d’indépendance. Les conditions d’un vote démocratique n’étaient pas réunies. Il était, pour moi, un vote utile de protestation contre l’autoritarisme du gouvernement espagnol.

En effet, il ne faut pas oublier que le gouvernement espagnol a limité l’autonomie catalane, obtenue après la mort de Franco. Comme le rappelle Diem 25, « la Cour Constitutionnelle espagnole a annulé les politiques décidées par le Parlement Catalan, y compris : le revenu de base garanti, des mesures de réduction de la pauvreté, une taxe sur les déchets nucléaires, une autre sur les boissons sucrées, etc. Plus récemment, Madrid a imposé des restrictions drastiques au droit de la ville de Barcelone à utiliser son excédent budgétaire pour réaliser des projets sociaux et a interdit que des réfugiés soient logés dans des locaux que la ville avait construits à cet effet ».

A la suite de la déclaration d’indépendance du 27 octobre 2017, suspendue le 31 octobre par Madrid, la situation en Catalogne, en Espagne, et donc en Europe, est devenue grave et délicate. Suspension des institutions catalanes autonomes, destitution officielle de 150 personnes de leurs postes administratifs et institutionnels, destitution du président séparatiste Carles Puigdemont, dissolution du parlement régional catalan, emprisonnement de 9 ministres accusés de rébellion à la Constitution, fuite en Belgique de Puigdemont et de 4 conseillers, reprise en main par le gouvernement central, convocations d’élections régionales anticipées le 21 décembre : les événements effarants, souvent violents et disproportionnés semble-t-il, se succèdent.

Pablo Iglesias dit : « J’ai honte que l’on emprisonne des opposants dans mon pays. Nous ne voulons pas l’indépendance de la Catalogne, mais nous disons : liberté aux prisonniers politiques. »

(suite…)

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Catalogne indépendante, entre utopie et malaise

Le 9 Novembre 2017, Marc Beirnaert, adhérent de Nouvelle Donne en Gironde, donne son point de vue sur les événements qui ont enflammé la Catalogne cet automne. Vous trouverez deux autres points de vue ici et ici.

Depuis plus d’un mois, on entend parler des velléités d’indépendance de la Catalogne, et comme l’affaire a été largement commentée, je préfère relater une impression ressentie sur place fin septembre à Barcelone. Je préviens tout de suite ne pas avoir de position neutre, loin s’en faut, trouvant ce processus d’indépendance biaisé et manipulé par des forces contradictoires, et mon opinion en a été renforcée en voyant comment se comportait la population la veille du référendum du 1er Octobre 2017.

Nous étions à Barcelone, invités par une amie japonaise à participer à sa performance autour de la cérémonie traditionnelle du thé à l’espace Mies Van der Rohe à côté de la place d’Espagne. Le bâtiment aux lignes claires et sobres se prêtait parfaitement à une telle manifestation artistique, et tout se déroula bien, zen dirons-nous, dans l’après-midi, durant la première séance. Lors de la pause vers 18 heures, on vit arriver de l’autre côté de l’esplanade des camionnettes chargées de drapeaux, d’affiches, de hauts-parleurs, et en moins d’une heure se trouvèrent installés tous les composants pour un meeting de grande envergure. Curieux, je m’approchai d’une jeune militante enroulée dans un drapeau catalan pour lui demander des précisions. Elle me répondit en anglais qu’il s’agissait de la plus grande manifestation prévue en faveur du oui au référendum et que 80 % de la population catalane voulait l’indépendance.

La seconde cérémonie du thé de la journée reprit de manière plus compliquée à 21 heures, parce qu’une foule énorme de militants pour le oui à cinquante mètres de l’autre côté applaudissait bruyamment aux discours et aux chants catalans. On y conspuait en vrac et joyeusement l’État espagnol, responsable de tous les maux du pays, les flics aux ordres comme sous Franco, on y réclamait le droit à la liberté, avec des affiches représentant des bouches fermées pour exiger la démocratie, parfois des slogans d’une autre époque, comme ce No Pasaran tout droit issu de la guerre d’Espagne. Ces appels à l’insurrection par les urnes à l’aide de slogans guerriers d’une autre époque formaient en réalité une sorte de happening géant peu crédible politiquement, mais d’une très grande force, et peu à peu, au milieu de tous ces jeunes manifestants chaleureux, sympathiques, on se laissait porter par leur enthousiasme. Avec toutefois un malaise : qui les avait ainsi radicalisés ? où étaient leurs ennemis ? Qui les opprimait ? Depuis notre arrivée, il m’avait semblé être dans un pays libre, ouvert, agréable, l’un de ces endroits au monde qui font rêver. Que voulaient-ils qu’ils n’ont pas déjà ? L’enseignement à l’école se fait en catalan, c’est la langue officielle (bien qu’en réalité la plupart des Barcelonais s’expriment en castillan dans les rues sans trop l’avouer publiquement). La province est autonome pour la justice, la police, la santé, toutes les opinions politiques sont libres, autant dire qu’on est loin d’une dictature fasciste telle que l’avait connue le pays il y a quarante ans.

(suite…)

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Union de la gauche aux Européennes

Nouvelle Donne participe à une liste de rassemblement de la gauche
sociale et écologique menée par Raphaël Glucksmann

Dans le cadre des élections européennes de mai prochain, Nouvelle Donne officialise sa participation à la liste d’union qui rassemble Place Publique, le Parti Socialiste et d’autres partis et mouvements progressistes et écologistes. Le lancement de la campagne aura lieu lundi 25 mars à Creil en présence de Raphaël Glucksmann, Claire Nouvian, Olivier Faure et Pierre Larrouturou, dès 14h devant l’hôpital de Creil, suivi d’un temps d’échange citoyen à la Faïencerie-Théâtre à 15h.

En 2014, Nouvelle Donne avait rassemblé 540.000 voix, soit 3,1 % des suffrages exprimés.

Des élections européennes sous le signe du collectif

Après consultation de ses adhérents qui ont plébiscité cette stratégie à 85 %, c’est avec enthousiasme et optimisme que Nouvelle Donne annonce sa participation à la liste d’union pour les élections européennes de 2019.

Nouvelle Donne apporte ses propositions pour lutter contre le dérèglement climatique, juguler la spéculation financière, renforcer la cohésion sociale de nos sociétés. Nous participerons activement à la campagne et présenterons des candidats sur cette liste, avec en duo de tête Pierre Larrouturou, co-fondateur de Nouvelle Donne, et Maylis Lavau-Malfroy, porte-parole du mouvement. Anne Hessel (en position non éligible) et d’autres candidats Nouvelle Donne figureront sur cette liste, qui reste ouverte aux nouveaux arrivants jusqu’au dépôt de la liste fin avril.

Pierre Larrouturou et Maylis Lavau Malfroy
candidats Nouvelle Donne dans cette liste d’union de la gauche

Nouvelle Donne et ses partenaires tiennent à rappeler leur volonté de mener une liste collective au sein de laquelle tous les candidats et tous les partis engagés apporteront leur contribution. Nouvelle Donne appelle EELV, Génération.s et Diem25 à participer à cette liste d’union pour mener un combat commun.

La convergence programmatique est le socle de notre union

Fidèle au mandat qui lui a été donné par ses adhérents, Nouvelle Donne travaille depuis des mois avec les partis de la gauche écologiste, sociale et pro-européenne pour présenter une liste commune aux prochaines élections européennes.

L’urgence climatique, sociale et démocratique impose de construire un vaste rassemblement autour d’un projet politique européen fort. Nous ne pouvons plus accepter les atermoiements : pour éviter le chaos climatique et le chaos social, il est urgent de permettre aux citoyens de reprendre en main leur avenir.

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comment lire l’épisode des gilets jaunes ?

Paul Agius, co-fondateur de Nouvelle Donne, analyse la révolte des gilets jaunes.

Tout bien réfléchi, comment lire l’épisode gilets jaunes ? Il me semble finalement que ça pourrait être un levier inespéré  pour l’exécutif. En effet, le problème n’est pas le niveau des contributions (qu’on appelle « Taxes » pour les faire détester). Le problème est : « pas assez de revenus pour les contributions que l’on demande ». Or qu’est-ce qui a fait baisser les revenus ? Surtout le chômage qui exerce une pression à la baisse sur les salaires et permet le détricotage des conventions collectives. Et qu’est-ce qui pèse sur les revenus des plus riches ? Les services publics qui coûtent cher, profitent à tous, et donc nécessitent des contributions fiscales et sociales. Donc le jeu consiste, pour les plus riches, à supprimer le maximum de services publics, à baisser les impôts, et à garder le plus bas possible les revenus des moins riches.

Les gilets jaunes vont permettre de résoudre le premier élément de l’équation : baisse des impôts, qui sera suivie par un détricotage des services publics. On va vers une société à bas salaire, avec peu d’impôts et de cotisations sociales, et peu de services publics, de retraite, de sécu…Je résume : l’objectif est d’avoir des salaires bas ou très bas, peu de services publics, peu ou pas de protection sociale, mais des services et assurances privées. Et donc peu d’impôts et peu ou pas de cotisations sociales.

Acte 1 : on fait monter de chômage et on le maintient élevé. FAIT depuis 1975.
Acte 2 : les revenus baissent, et les conventions collectives sont détricotées, grâce au chômage, et on essaie de diminuer le nombre de fonctionnaires. Le déficit public et social s’aggrave ; à cause du chômage il y a moins de cotisants. On développe les grandes surfaces et on supprime le commerce de proximité pour limiter la baisse du pouvoir d’achat. FAIT.
Acte 3 : on baisse radicalement l’impôt des plus riches. Mais pour équilibrer (un peu) le budget, on augmente celui des moins riches. Révolte car on n’en peut plus. Ça c’est en cours avec les gilets jaunes. Donc on va aussi diminuer l’impôt des moins riches, et petit à petit et par conséquent diminuer encore services publics et protection sociale que les moins riches devront se payer tout seuls. Quant aux plus pauvres, on n’en parle même pas.

Je pense que les gilets jaunes se révoltent contre la compression de leurs revenus face au coût de la vie toujours plus lourd et aux conditions de vie toujours plus difficiles. Et que l’origine de cette situation se trouve dans l’installation du chômage, il y a 40 ans, et dans son maintien à un niveau élevé, depuis. Or, cela fait des années que je milite pour de vraies solutions pour venir à bout de ce chômage, dûment expérimentées dans des centaines d’entreprises. Avec un rejet radical de ces solutions par  les instances patronales, qui ont bien compris leur finalité. Et donc leur non prise en compte par les élus, qui eux n’y ont pas compris grand chose…

Bref, la révolte des gilets jaunes est légitime, les conséquences de leur action risque d’accroître le problème en laissant se tasser les revenus et en laissant mourir services publics et protection sociale. Faut-il soutenir une révolte légitime aux conséquences potentiellement désastreuses ?
Je pense que oui. La voix de la protection de la planète pourra être mieux entendue, y compris par ceux qui défendent leur droit à se déplacer en diesel. Mais, comment sortir en deux mois d’un piège qui s’est noué depuis 40 ans ? Piège que nos dirigeants et l’essentiel de l’intelligentsia estime inéluctable, voire souhaitable ?

Donc attendons-nous à une crise majeure. Dommage que ceux qui portent des gilets jaunes ne nous aient ni crus ni suivis lorsque depuis 1992, nous avons préconisé une nouvelle organisation du travail pour réduire radicalement le chômage.

Plus d’infos :

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Comme un pressentiment…

Et si la « révolte » des gilets jaunes n’était qu’un aperçu de ce qui pourrait se passer dans quelques années si nous ne réagissons pas sérieusement et de façon urgente ?

Nous l’affirmions déjà en 2014 avec notre plan 1000 milliards pour le Climat : il faut mettre la finance au service de la lutte contre le réchauffement climatique. On ne peut faire porter le poids des mesures nécessaires et urgentes sur le dos des plus démunis et des plus pauvres.

À Nouvelle Donne, nous sommes soucieux de la pauvreté, de la précarité, du sort des migrants, des mal-logés, des sans-emplois, et nous sommes nombreux à être investis dans des mouvements citoyens. Sensibilisation, information, organisation d’évènements, participation aux manifs, font partie de notre quotidien. Nos réflexions nous ont permis d’élaborer des propositions concrètes pour le progrès social, l’amélioration du niveau de vie, de la qualité de vie et du cadre de vie de chacun, auquel chacun a droit.

Mais si nous n’arrivons pas à enrayer le réchauffement climatique, qu’adviendra-t-il de tous nos engagements ? Ils seront insignifiants, devenus presque inutiles face aux bouleversements environnementaux et sociétaux de grande ampleur qui nous sont annoncés.

Quel budget pourra être attribué au social s’il nous faut consacrer des milliers de milliards d’euros par an en Europe pour lutter dans l’urgence contre le réchauffement climatique ? Quelles mesures pour une alimentation saine et équilibrée pourrons-nous défendre si les rendements agricoles, suite au réchauffement climatique, sont divisés par 2 et que plus de la moitié de la population mondiale meurt de faim ? Quelle politique migratoire pourrons-nous mettre en place face aux centaines de milliers de déplacés climatiques ? Quelles mesures pour la biodiversité pourrons-nous défendre quand les ¾ des espèces auront disparu ? Et comment lutter contre la montée des eaux, les cyclones de plus en plus fréquents et violents et autres catastrophes climatiques… ?

Si nous ne nous battons pas pour le climat, nos autres luttes n’ont et n’auront pas de sens. Et à terme, c’est tout simplement la paix mondiale qui sera compromise.

Comme nous l’avons déjà écrit, on ne peut faire porter cette nécessaire transition écologique et énergétique sur le dos des plus faibles et des plus démunis. Tout d’abord parce que les moyens financiers à mettre en œuvre sont énormes et ce n’est pas en appliquant quelques taxes supplémentaires que les budgets nécessaires seront dégagés. Ensuite, parce qu’il y a quelque chose de particulièrement injuste à faire porter sur les plus pauvres et démunis le financement de la lutte contre le réchauffement climatique, alors que l’on sait que plus on est riche, plus on pollue, et plus on contribue au réchauffement climatique.

Plus on attend, plus on retarde la mise en place d’un plan d’envergure pour le climat et plus les mesures à prendre seront dures et difficiles à appliquer. Toutefois, toutes ces mesures urgentes et impératives doivent être accompagnées pour ne pas encore plus pénaliser les plus modestes et il faut absolument trouver des ressources financières justes et pérennes.

Plus que jamais, Nouvelle Donne soutient le Pacte Finance-Climat 2020 et l’appel lancé par Pierre Larrouturou et Jean Jouzel et plus de 300 personnalités venues de douze pays.

En dirigeant la création monétaire vers l’économie réelle pour qu’elle finance, dans tous les États membres de l’Union Européenne, les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, le Pacte Finance-Climat permettrait de :

  1. Lutter radicalement contre le dérèglement climatique.
  2. Créer massivement des emplois.
  3. Éviter une nouvelle crise financière en revenant vers l’économie réelle.
  4. Donner un nouveau souffle au projet européen.
  5. Donner un nouvel élan à la coopération entre l’Europe et l’Afrique.

En 2014, Nouvelle Donne présentait son plan 1000 milliards pour le climat. Aujourd’hui, la Cour des Comptes européenne chiffre la lutte contre le réchauffement climatique à 1 115 milliards d’euros par an pour l’Europe. En 2014, nous étions visionnaires… Nous ne souhaitons pas l’être pour les décennies à venir avec des prévisions très sombres pour les générations futures et la paix mondiale si rien n’est fait.

Nicole Lozano, co-présidente de Nouvelle Donne

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La révolte des gilets jaunes : quel sens donner à cette contestation ?

La révolte des gilets jaunes va bien au-delà d’un simple mécontentement vis-à-vis de la hausse du prix du carburant ; elle trouve en partie sa source dans un recul presque sauvage des services d’État rendus à la population et pas uniquement dans le domaine des transports. Cette révolte met en exergue le manque d’alternative au « tout voiture » non seulement dans les zones rurales mais également dans les villes moyennes de province, alors même que tous les services nécessaires ne cessent d’être éloignés d’un grand nombre de citoyens (démantèlement d’hôpitaux de proximité, fermeture de classes dans les écoles…) ; elle a aussi à voir quelque part avec les mobilisations du printemps autour de la réforme ferroviaire qui actaient, au nom de la rentabilité, l’abandon de nombreuses dessertes ferroviaires, renforçant en cela l’enclavement d’un certain nombre de régions et réduisant la mobilité des habitants de ces régions en les assignant à résidence en quelque sorte. Cette hausse du prix des carburants vient se rajouter à des hausses multiples (tarif du gaz et de l’électricité…) et à des baisses des prestations sociales (baisse des APL…) qui fragilisent les personnes ayant des revenus modestes et elle donne à voir ainsi toute la violence et l’injustice sociales de ces mesures.

Curieux voire contradictoire pour un gouvernement qui ne cesse de justifier ces réformes prétendument progressistes au nom du respect de la valeur travail. L’arrogance, la morgue conjuguées au déni voire à l’ignorance de la réalité économique d’un grand nombre de nos concitoyens par les gouvernants actuels rendent particulièrement lisibles les politiques mises en place dernièrement en faveur des plus riches. Les propos pleins de mépris tenus par le président Macron et les autres membres du gouvernement à l’égard des Français quels qu’ils soient : retraités, travailleurs, chômeurs… agissent comme une bombe incendiaire à retardement. L’injustice érigée en modèle qui ne saurait être contestée par ce gouvernement est dangereuse à bien des égards d’autant que ces politiques se doublent de la volonté de fracturer la société en dressant les uns contre les autres : salariés du privé contre salariés du public, travailleurs contre chômeurs, retraités contre actifs…

De plus, essayer de justifier cette hausse du prix des carburants au nom d’une transition écologique ô combien nécessaire sans que cette hausse des taxes ne soit affectée pour des mesures écologiques en faveur du climat pose évidemment problème. Essayer de faire financer la politique fiscale en faveur des plus riches (suppression de l’ ISF, CICE) par les plus précaires de notre société n’est pas tenable. Et peut-on demander à ceux qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois de financer les mesures nécessaires à éviter la fin du monde et seulement à ceux-là ?

Les propos du premier ministre Édouard Philippe affirmant qu’il avait bien entendu mais qu’il ne reviendrait en aucune manière sur la politique menée sont à la fois consternants et inquiétants. Les mesures de hausse des prix des carburants sont contestables dans la mesure où elles ne s’appliquent pas à tous. Les projets gouvernementaux ne témoignent pas d’une vision d’avenir et d’un avenir désirable. Ces projets sont détestables car ils sacrifient l’intérêt général au profit de politiques de court terme visant à l’enrichissement des plus nantis.

Myriam Fromangé, adhérente Nouvelle Donne

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Nous sommes jeunes militants à Nouvelle Donne et résolument européens… mais pourquoi ?

Les membres du groupe Nouvelle Donne Campus ont rédigé ce texte en août 2018.

Les principales instances de l’Union européenne se sont éloignées de ses habitants et sont devenues inefficaces face aux enjeux modernes tels que le dérèglement climatique, la crise humanitaire migratoire, la montée des inégalités… Elles sont dominées par le néo-libéralisme et la technocratie, cela n’a pas toujours été, et c’est réversible. Mais pour nous, l’existence de l’Union Européenne est une chance : la quitter serait une erreur ! Son modèle de coopération entre pays exprimé dans sa devise « Unie dans la diversité » est unique et se doit d’être préservé.

L’Union Européenne est récente. Elle a permis la coopération après la destruction menée par les deux guerres mondiales. Les plus jeunes d’entre nous ont ainsi pu grandir dans la paix et la prospérité. Depuis presque 70 ans, le continent européen est devenu un espace de paix ! Nous avons connu l’abondance, l’ouverture aux pays voisins, alors qu’il y a moins d’un siècle, nos pays se déchiraient. L’aventure de la construction européenne a pu commencer grâce à un mélange de courage politique et d’inventions institutionnelles : il est plus que jamais nécessaire de les retrouver. À Nouvelle Donne, nous considérons que l’Union Européenne doit être non pas un carcan dans lequel nous serait imposé le néo-libéralisme, mais un espace de créativité pour sortir des crises économiques, sociales, environnementales.

Nous, jeunes générations, avons eu de la chance mais cela peut ne pas durer.

Le XXE siècle fut le siècle des guerres et de l’horreur humaine, le XXIE siècle peut être tout aussi inhumain car, avec le dérèglement climatique, c’est toute notre société qui risque de disparaître, et nous avec… La mondialisation et la puissance de la finance sont tout aussi dangereuses : elles alimentent la crise climatique, détruisent la solidarité, au profit de la concurrence et de la prédation. La logique du profit économique et financier ne peut plus dicter les décisions politiques !

Tout cela ne résulte que des choix pris par nos élus, ceux que nous avons choisis et que maintenant nous subissons. Alors, nous, à Nouvelle Donne, nous ne souhaitons pas rester spectateurs de ce naufrage. Une vraie majorité progressiste, humaniste et solidaire doit émerger sur notre continent. Ne laissons pas la place aux néo-nationalismes qui se nourrissent des peurs et des inactions.

Nous voulons une autre Europe, plus solidaire, plus fraternelle et réellement démocratique ; une Europe porteuse d’espoir pour les peuples. Quitter l’UE serait une erreur, et se désintéresser de la prochaine élection une erreur plus grande encore, alors que le parlement européen est la seule instance de l’UE dont les membres sont élus au suffrage universel direct, et dont le rôle s’est accru ces dernières années.

Nous ne sommes ni utopistes ni idéalistes, mais résolument réalistes.

Réalistes car l’Union Européenne est pour nous la bonne échelle afin d’agir collectivement et rapidement :

  • pour lutter contre les inégalités à l’échelle du continent (dumping social…) ;
  • pour lutter efficacement et sur le long terme contre le dérèglement climatique et les problèmes environnementaux, en particulier grâce au Pacte Finance-Climat, montrant ainsi qu’un modèle européen peut fonctionner et servir d’exemple au reste du monde ;
  • pour apporter une réponse humaine et fraternelle aux migrants ;
  • pour mettre en avant nos valeurs sociales et démocratiques face au reste du monde et face à la mondialisation.

Pour nous, pour demain : en 2019, sur l’Europe, reprenons la main !

Contacts : campus[at]nouvelledonne.fr / Facebook : Nouvelle Donne Campus / Twitter : @ND_Campus

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Les USA sortent de l’accord de Vienne

La sortie des USA de l’accord de Vienne : une bombe économique et politique

La sortie des USA de l’accord international portant sur l’engagement de l’Iran à ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire nous concerne tous, citoyens du monde, citoyens européens, citoyens français. Elle révèle, entre autres, les failles de l’unité politique de l’Europe, l’emprise des USA sur l’économie mondiale et l’extrême fragilité de la paix dans le monde.

Le 8 mai 2018, Trump déclare, comme annoncé lors de sa campagne électorale, que les USA se retirent de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien et qu’il rétablira dans les trois à six mois les sanctions économiques les plus dures vis-à-vis de ce pays. L’accord avait pourtant nécessité quinze ans de négociation avant d’être signé, en 2015, pour dix ans, par les cinq membres permanents du conseil de sécurité des Nations Unies (USA, France, Chine, Russie, Grande Bretagne) et par l’Allemagne.
L’accord a ses soutiens, mais aussi ses détracteurs comme Trump et ses amis, dont les faucons Pompeo et Bolton à qui il a confié les postes les plus élevés de l’État fédéral. Trump l’a dit et redit : cet accord est « pourri », « beaucoup trop favorable aux Iraniens » et « n’empêche pas qu’ils se dotent de l’arme nucléaire ». Outre son idée fixe, sa réélection de mi-mandat en novembre, il a également celle de provoquer un changement de régime en Iran, sans doute au nom de la démocratie… Il se dit prêt à signer un autre accord, mais à ses propres conditions.

Pourtant l’ Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) a validé les  engagements iraniens en 2017. Elle a réalisé, conformément à un protocole additionnel à l’accord ratifié par l’Iran, des « inspections intrusives » qui ont fait l’objet de conclusions positives.

(suite…)

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Quand la prison rêvée tourne au cauchemar

Quelques chiffres et quelques constats en France

Tableau comparatif prisons françaises / prisons suédoises

La surpopulation carcérale…

En France, si on règle le problème de la surpopulation, on règle les ¾ du problème. Il faut donc que les magistrats arrêtent d’envoyer en prison. Pour cela, il y a des alternatives : sursis avec mise à l’épreuve, TIG… En particulier, il faut arrêter d’envoyer en prison les très courtes peines, les délits au code de la route, les malades mentaux (la contrôleuse des lieux de privation de la liberté).

…et ses conséquences : le personnel, en sous-effectif et trop souvent non ou insuffisamment formé, est en souffrance.

De fréquents mouvements de grève dans la fonction pénitentiaire permettent aux citoyens d’en savoir plus sur le malaise et les conditions de travail du personnel. Les agents demandent plus de sécurité, plus de moyens. Les conditions de travail ne cessent de se dégrader. « On ne sait pas où sont les détenus (qui peuvent sortir de leur cellule) et il y a des endroits non surveillés ».
Les surveillants n’ont qu’un sifflet pour se défendre ! Ils demandent des tenues pare-coups, des pistolets à impulsions électriques, des passe-menottes, des équipes cynotechniques plus nombreuses, des équipements adaptés pour les transferts des prisonniers… Ils demandent que les établissements soient classifiés en fonction des détenus accueillis.
Les postes sont aujourd’hui tellement difficiles à occuper, tellement dégradés que la seule création n’est pas suffisante : il faut une véritable formation – alors que les agents embauchés ont une qualification de plus en plus basse !) – , que les statuts et les salaires soient revalorisés.

Vétusté – délabrement – manque d’hygiène

Des établissements sont vétustes, délabrés. 1570 personnes dorment sur un matelas au sol. Pour maintenir le parc actuel en l’état, il faudrait 130 millions d’euros par an ; les crédits prévus en 2018 sont de 80 millions… Le privé gère de plus en plus de prisons ou de services dans les prisons (linge, repas…).

Prévisions suite au « plan prison » présenté par Macron le 6 mars :
La priorité numéro 1 : lutter contre la surpopulation et rendre les peines applicables
  • abandon de la préférence carcérale pour les petites peines jusqu’à 6 mois
  • des mesures alternatives à l’incarcération : le bracelet électronique (il coûte 11 euros par jour à la société contre 100 euros pour la prison), les travaux d’intérêt général, des peines forfaitisées, des contraventions, l’éloignement…
  • création de 1500 postes d’agents d’insertion et de probation
  • création de 7000 places de prison sur le quinquennat
  • droit de vote aux prisonniers

Que dit Nouvelle Donne ?

HUMANISER LA POLITIQUE PÉNITENTIAIRE
  • orienter la politique pénitentiaire vers la réinsertion tout au long de la peine et rechercher des alternatives à l’enfermement ;
  • définir une stratégie nationale et européenne contre le terrorisme qui intégrera la prévention, la détection et la réaction rapide ;
  • demander à nos partenaires européens le renforcement d’Europol et d’Eurojust et la création d’un corps de garde-frontières et de garde-côtes européens.

Relire : Pour mieux comprendre la crise des prisons
dans la NASA du 7 février 2018

Anne Poulain Romanet

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Le modèle scandinave : la prison rêvée ?

Les pays scandinaves ferment leurs établissements pénitentiaires, et il ne semble pas y avoir chez eux d’explosion de la criminalité ni de la délinquance. Est-ce que leurs citoyens y seraient plus vertueux que dans le reste du monde ? Pour la majorité de leur population sans doute : bien éduqués, peu de chômage, une excellente protection sociale, autant d’atouts pour mener une vie décente loin d’une cellule. Mais comment font-ils avec les voleurs, trafiquants, meurtriers, et autres inévitables réfractaires au bonheur social proposé ? Une seule explication : ces États ont payé suffisamment de professionnels de la délinquance pour étudier à fond le problème, fait – depuis longtemps à présent – un état des lieux de leurs détenus, puis lancé des programmes de prise en charge dans chaque prison pour éviter la récidive. En clair, ils ont osé regarder la réalité en face à tous les niveaux, étudié le coût social induit, entre le choix d’une prévention efficace et celui d’une politique carcérale de l’autruche telle que nous la pratiquons en France.

En effet, à l’opposé, les prisons françaises sont surpeuplées, mal entretenues, pleines de petits délinquants qui en sortent braqueurs de banque ou autre chose, prêts dans tous les cas à récidiver faute d’avoir pu bénéficier lors de leur passage de cette fameuse seconde chance dont les médias nous rebattent pourtant les oreilles dès que le sujet est d’actualité. Le budget alloué à la justice est insuffisant et le restera pour trente-six bonnes raisons, dont la première sera de laisser croire aux citoyens que la prison, dans tous les cas « c’est pour les autres, ces moins-que-rien qui ne méritent même pas leur séjour dans l’un de ces établissements trois-étoiles avec télés mises gratuitement à leur disposition ». Et peu de personnes politiques ont envie de s’occuper d’un tel sujet, où il y a plus de coups à prendre que d’électeurs à gagner.

Revenons à nos Scandinaves : et si la fermeture des prisons révélait autre chose chez eux ? Est-il souhaitable de s’occuper à ce point des gens, de les contrôler entièrement de la naissance à la mort ? Parce qu’au bout du compte, ne sommes-nous pas en ce cas dans l’aboutissement du système policier et carcéral rêvé, planifié, dans une prison plus mentale que physique, avec des barreaux dans la tête, à ciel ouvert, et de laquelle il est inutile de s’échapper puisqu’on s’y trouve dès la naissance ? J’ai bien connu la Suède à la fin des années 70 (excepté l’arrivée des migrants, ça doit être à peu près pareil aujourd’hui) : paysages magnifiques, petites villes propres partout, peu de pauvres, un modèle social envié, mais avec une population sous surveillance permanente, et ça se voyait. Flicage complet de la naissance à la mort, destiné selon la police et les services sociaux à contrôler le bien-être des citoyens. Ayant eu l’occasion de me lier d’amitié avec certains habitants, ces derniers m’ont parfois raconté leurs courts séjours en prison, qui pour une conduite en état d’ivresse, qui pour avoir fumé le joint de trop, ou bien c’était le père qui n’avait pas réglé à temps la pension alimentaire suite à son divorce, etc. Clairement, de tout petits délinquants. La Suède s’occupait un peu trop bien de ses citoyens, lesquels du coup n’étaient pas très heureux.

Qui a écrit qu’un état policier bien rodé n’a plus besoin de police ? William Burroughs, auteur sulfureux très lucide, suite à un séjour déprimant à Malmö.

Marc Beirnaert

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La réforme de la Constitution ou l’éloignement de la VIe République

La réforme de la Constitution : véritable avancée
pour la démocratie et la protection de
l’environnement
ou renforcement des pouvoirs présidentiels
et du monde économique ?

Le projet de réforme de la Constitution a été proposé en Conseil des ministres le 9 mai 2018. Pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, plusieurs candidats proposaient une révision de la Constitution, jusqu’ à envisager une VIe République. Le programme du candidat Macron annonçait un renouveau démocratique avec une réforme des institutions. Élu Président de la République, il a annoncé, devant le Congrès réuni en juillet 2017, sa volonté d’améliorer le travail législatif. Ces améliorations demandent de nouvelles règles de fonctionnement, ce qui nécessite une révision de la Constitution. Ce sera la 24ème révision depuis 1958, la dernière révision datant de 2008.

La révision de la Constitution est prévue par l’article 89 de la Constitution, modifié par la LOI CONSTITUTIONNELLE n°2008-724 du 23 juillet – art 45. L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République, sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement. Le projet de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l’article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum. Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l’Assemblée nationale. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision.

Dans un premier temps, la Loi de Moralisation de la vie politique, votée en juillet 2017, a déterminé de nouvelles obligations pour les élu·e·s. Un deuxième temps s’amorce avec l’annonce de la réforme de la Constitution. Les premières modifications devraient porter sur :

  • la réduction du nombre de parlementaires dans chaque chambre, en « veillant à la représentation de tous les territoires de la République » ;
  • l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives (15 %) ;
  • la réduction d’un tiers des membres du CESE ;
  • la suppression de la Cour de justice de la République ;
  • l’accélération du travail parlementaire pour l’examen des projets de loi (moins
    de navettes Assemblée Nationale – Sénat, ordre du jour établi par le
    gouvernement, restriction pour le dépôt d’amendements ).

L’opposition se prononce plutôt contre ces grandes lignes :

  • les Républicains ne veulent pas de proportionnelle lors des scrutins législatifs et dénoncent la main mise du gouvernement sur le parlement ;
  • le Président du Sénat pronostique également la fin de l’équilibre entre les deux
    chambres parlementaires, la fin du travail parlementaire avec, comme conséquence, un renforcement des pouvoirs présidentiels ;
  • le PCF dénonce la neutralisation de la capacité d’action du parlement et la
    réduction du pouvoir législatif ;
  • la France insoumise dénonce : « Cette réforme est un énième rafistolage d’une
    constitution archaïque et autoritaire, qui cherche à renforcer encore la monarchie présidentielle » (Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis) ;
  • le Modem, favorable à l’introduction de la proportionnelle, souhaite un taux de 25 %.

Le programme de Nouvelle Donne propose une profonde refonte des institutions  :

  • non cumul des mandats ;
  • subordonner l’éligibilité des élus à la présentation d’un casier judiciaire vierge ;
  • supprimer les réserves parlementaires ;
  • réduire le nombre de députés et de sénateurs ;
  • plafonner les pensions de retraite des élus ;
  • exiger la transparence du lobbying auprès des élus ;
  • assurer l’indépendance de la justice ;
  • procéder à une réforme du Conseil Constitutionnel ;
  • réformer le Conseil Supérieur de la magistrature ;
  • renforcer la protection des lanceurs d’alerte ;
  • convoquer, en début de quinquennat, une Assemblée constituante ayant mandat d’élaborer le texte fondamental d’une nouvelle constitution. Cette Assemblée constituante pourrait être appelée à réfléchir sur les propositions suivantes : permettre la loi d’Initiative Citoyenne  ; réformer le sénat ;proposer que le vote blanc invalide une élection à partir d’un seuil à déterminer ; abolir l’article 49-3 de la Constitution actuelle ; créer un statut de l’élu permettant à tout citoyen d’exercer
    des fonctions électives.

La réforme de la Constitution pourrait inclure une disposition sur le climat.

Au-delà des grandes directives annoncées depuis plusieurs semaines, la réforme devrait intégrer également dans la Constitution d’autres éléments qui n’étaient pas prévus à l’origine : un article spécifique sur la Corse pour prendre en compte les demandes des autonomistes et l’inscription de la lutte contre le réchauffement climatique.

La France serait ainsi le premier pays du G20 à inscrire cet objectif dans sa règle suprême et se positionnerait pour jouer un rôle moteur dans la défense de l’environnement.

Des associations, des députés militent pour que l’inscription ait lieu dès l’article 1 de la Constitution où sont évoquées la République laïque, l’égalité devant la loi. Une formulation a été proposée : « La République concourt à la lutte contre le changement climatique et à la préservation de la biodiversité. »

L’inscription de la défense de l’environnement comme priorité de la République reconnaitrait la lutte contre les changements climatiques comme enjeu prioritaire et vital. Cet enjeu est un pilier du programme de Nouvelle Donne.

Françoise, avec la contribution d’Anne

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