Nouvelle Donne soutient le Collectif Climat 2020 !

Comme le Collectif Roosevelt, l’Association des Maires ruraux de France, Électriciens sans Frontières, Alternatiba, l’ADEME, France Nature Environnement, Enercoop, et beaucoup d’autres collectifs et associations, mais aussi des milliers de signataires (dont des signatures prestigieuses et variées comme celles de Michel Serres, Edgar Morin, Manuel Carmena (maire de Madrid), Anne Hidalgo, James Galbraith, Coline Serreau, Cyril Dion, Fred Vargas, Jean-Louis Etienne et tant d’autres…), Nouvelle Donne soutient l’appel européen lancé par le collectif Climat 2020 et vous invite à signer et diffuser cet appel autour de vous.

Depuis sa création, Nouvelle Donne considère que les crises économique, sociale, politique et environnementale sont profondément liées entre elles. Dans notre Charte éthique, nous soutenons par exemple que « la croissance matérielle infinie n’est ni possible ni souhaitable ; que le respect des écosystèmes et du vivant, la protection de la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique s’imposent à tous. »

C’est donc en toute logique que, conformément à sa feuille de route, le bureau national a entamé fin 2017 une action en faveur d’une lutte européenne contre le réchauffement climatique, en soutenant le collectif Climat 2020. Le comité local de Nouvelle Donne Gironde s’y associe pleinement et appelle tous les adhérents et les sympathisants à signer l’appel du collectif Climat 2020, en cliquant sur ce lien et à aider à la diffusion de cette campagne.

L’appel s’appuie notamment sur les analyses de Jean Jouzel et Pierre Larrouturou, qui sont développées dans le livre Pour sortir du chaos climatique et financier.

2018 sera l’occasion de multiplier localement les actions en ce sens : un groupe local Climat 2020 va être créé en Gironde (comme partout en France). Pensez à vous inscrire sur ce lien pour y participer.

Vous pouvez également faire un don au collectif Climat 2020 sur ce lien.

Et vous pouvez diffuser le lien du site, de la page Facebook et suivre le compte Twitter du collectif Climat 2020.

Pour vous tenir au courant, vous pouvez aussi vous inscrire à la lettre d’infos du comité ND Gironde, via ce site ! C’est en bas à gauche sur la page d’accueil du site.

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Trois questions à Michèle Leclerc-Olive

Michèle Leclerc-Olive, sociologue,  est chargée de recherche au CNRS et à l’EHESS (plus de détail ici). Dans un ouvrage qu’elle a dirigé et qui a été publié en 2017, elle nous permet de découvrir par quels phénomènes se traduisent les prédations foncières, notamment dans le domaine minier. Cette question ne peut qu’interpeler les adhérents de Nouvelle Donne, dont la charte éthique rappelle dans son deuxième point : « Une trop grande disparité dans la répartition des richesses et des pouvoirs est génératrice de violence. »

Michèle Leclerc-Olive a accepté de se prêter au jeu des « Trois questions ».


1) Quelle définition donnez-vous à la notion de « prédations foncières » dans le cadre de vos travaux ?

Cette expression veut englober les accaparements de terre et les prédations minières, thèmes qui sont habituellement traités par des communautés disciplinaires différentes. De fait, lors de l’installation d’une exploitation minière, le mode de vie et l’usage de la terre par les populations locales s’en trouvent profondément modifiés : le village est déplacé, les paysans perdent leurs terres cultivables, l’eau est capturée, polluée, etc. Les conséquences sont diverses et elles ne sont même pas, contrairement aux prescriptions des codes miniers, intégralement réparées après le départ de la société minière (qui vient extraire, rappelons-le, des ressources non renouvelables). Proposer cette expression, c’est suggérer que le rapprochement de ces deux types de pratiques les éclaire réciproquement. C’est au fond une invitation à déplacer le regard et à essayer de voir le phénomène du point de vue des populations directement concernées par les activités économiques des sociétés multinationales.

D’ailleurs, nous ne l’avons pas fait, mais il serait tout aussi fécond d’examiner les pêches pratiquées par des bateaux-usines étrangers dans les eaux territoriales d’un pays sous cet angle des « prédations » d’un bien public.

(suite…)

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Vers une Europe des États plurinationaux ?

En novembre 2017, Anne Poulain Romanet, adhérente de Nouvelle Donne en Gironde, donne son point de vue sur les événements qui ont enflammé la Catalogne cet automne. Vous trouverez deux autres points de vue ici et ici.

Mais qui sont vraiment les indépendantistes catalans ?

Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un a priori de sympathie à l’égard des indépendantistes catalans, comme une solidarité avec tous ceux qui luttent pour un mieux vivre ensemble, une société plus fraternelle, plus unie et plus juste. Sympathie et solidarité bien sûr, également, avec ceux qui dénoncent l’autoritarisme et l’orientation néolibérale des gouvernements européens.

L’identité catalane est forte et constitue un ciment puissant entre les individus. Le peuple catalan existe. Mais que signifie aujourd’hui « un peuple », à l’intérieur d’une nation moderne, quels sont ses droits et ses devoirs ?

Lorsque les catalans ont été appelés à voter, j’ai pensé que le résultat du vote ne serait en aucun cas opposable, suffisant pour une déclaration d’indépendance. Les conditions d’un vote démocratique n’étaient pas réunies. Il était, pour moi, un vote utile de protestation contre l’autoritarisme du gouvernement espagnol.

En effet, il ne faut pas oublier que le gouvernement espagnol a limité l’autonomie catalane, obtenue après la mort de Franco. Comme le rappelle Diem 25, « la Cour Constitutionnelle espagnole a annulé les politiques décidées par le Parlement Catalan, y compris : le revenu de base garanti, des mesures de réduction de la pauvreté, une taxe sur les déchets nucléaires, une autre sur les boissons sucrées, etc. Plus récemment, Madrid a imposé des restrictions drastiques au droit de la ville de Barcelone à utiliser son excédent budgétaire pour réaliser des projets sociaux et a interdit que des réfugiés soient logés dans des locaux que la ville avait construits à cet effet ».

A la suite de la déclaration d’indépendance du 27 octobre 2017, suspendue le 31 octobre par Madrid, la situation en Catalogne, en Espagne, et donc en Europe, est devenue grave et délicate. Suspension des institutions catalanes autonomes, destitution officielle de 150 personnes de leurs postes administratifs et institutionnels, destitution du président séparatiste Carles Puigdemont, dissolution du parlement régional catalan, emprisonnement de 9 ministres accusés de rébellion à la Constitution, fuite en Belgique de Puigdemont et de 4 conseillers, reprise en main par le gouvernement central, convocations d’élections régionales anticipées le 21 décembre : les événements effarants, souvent violents et disproportionnés semble-t-il, se succèdent.

Pablo Iglesias dit : « J’ai honte que l’on emprisonne des opposants dans mon pays. Nous ne voulons pas l’indépendance de la Catalogne, mais nous disons : liberté aux prisonniers politiques. »

(suite…)

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Catalogne indépendante, entre utopie et malaise

Le 9 Novembre 2017, Marc Beirnaert, adhérent de Nouvelle Donne en Gironde, donne son point de vue sur les événements qui ont enflammé la Catalogne cet automne. Vous trouverez deux autres points de vue ici et ici.

Depuis plus d’un mois, on entend parler des velléités d’indépendance de la Catalogne, et comme l’affaire a été largement commentée, je préfère relater une impression ressentie sur place fin septembre à Barcelone. Je préviens tout de suite ne pas avoir de position neutre, loin s’en faut, trouvant ce processus d’indépendance biaisé et manipulé par des forces contradictoires, et mon opinion en a été renforcée en voyant comment se comportait la population la veille du référendum du 1er Octobre 2017.

Nous étions à Barcelone, invités par une amie japonaise à participer à sa performance autour de la cérémonie traditionnelle du thé à l’espace Mies Van der Rohe à côté de la place d’Espagne. Le bâtiment aux lignes claires et sobres se prêtait parfaitement à une telle manifestation artistique, et tout se déroula bien, zen dirons-nous, dans l’après-midi, durant la première séance. Lors de la pause vers 18 heures, on vit arriver de l’autre côté de l’esplanade des camionnettes chargées de drapeaux, d’affiches, de hauts-parleurs, et en moins d’une heure se trouvèrent installés tous les composants pour un meeting de grande envergure. Curieux, je m’approchai d’une jeune militante enroulée dans un drapeau catalan pour lui demander des précisions. Elle me répondit en anglais qu’il s’agissait de la plus grande manifestation prévue en faveur du oui au référendum et que 80 % de la population catalane voulait l’indépendance.

La seconde cérémonie du thé de la journée reprit de manière plus compliquée à 21 heures, parce qu’une foule énorme de militants pour le oui à cinquante mètres de l’autre côté applaudissait bruyamment aux discours et aux chants catalans. On y conspuait en vrac et joyeusement l’État espagnol, responsable de tous les maux du pays, les flics aux ordres comme sous Franco, on y réclamait le droit à la liberté, avec des affiches représentant des bouches fermées pour exiger la démocratie, parfois des slogans d’une autre époque, comme ce No Pasaran tout droit issu de la guerre d’Espagne. Ces appels à l’insurrection par les urnes à l’aide de slogans guerriers d’une autre époque formaient en réalité une sorte de happening géant peu crédible politiquement, mais d’une très grande force, et peu à peu, au milieu de tous ces jeunes manifestants chaleureux, sympathiques, on se laissait porter par leur enthousiasme. Avec toutefois un malaise : qui les avait ainsi radicalisés ? où étaient leurs ennemis ? Qui les opprimait ? Depuis notre arrivée, il m’avait semblé être dans un pays libre, ouvert, agréable, l’un de ces endroits au monde qui font rêver. Que voulaient-ils qu’ils n’ont pas déjà ? L’enseignement à l’école se fait en catalan, c’est la langue officielle (bien qu’en réalité la plupart des Barcelonais s’expriment en castillan dans les rues sans trop l’avouer publiquement). La province est autonome pour la justice, la police, la santé, toutes les opinions politiques sont libres, autant dire qu’on est loin d’une dictature fasciste telle que l’avait connue le pays il y a quarante ans.

(suite…)

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Noël sans le petit Jésus

Chaque année, je trompe mon monde
Le père Noël

Qui n’est pas saisi de voir dès le mois d’Octobre ces rayons de jouets à l’infini dans les supermarchés, ces guirlandes et ces boules dorées, ces prémices de Noël ? Et saisi, non du plaisir qu’il y aura à préparer cette fête obligatoire, mais plutôt d’une angoisse à devoir absolument en faire partie. Et qui a envie de ne pas en être ce soir-là ? On se tuerait pour moins, quitte à se retrouver avec une famille que l’on déteste au pied du sapin. Noël fait peur, mais on n’a pas le droit de le dire, et briser ainsi le tabou universel.

Un peu d’histoire. Noël n’a pas toujours été ce délire de surconsommation de foie gras et d’huîtres, ou encore de ces soi-disant plats de fête (au nom de laquelle on oublie d’ailleurs subitement toute considération écologique), ni ce phénomène des cadeaux inutiles revendus dès le lendemain sur Internet. J’ai personnellement connu des Noël catholiques, des vrais. On attendait la messe de minuit avec impatience, et surtout en ayant faim : comme il fallait jeûner avant de recevoir la communion, les enfants de choeurs que nous étions n’avaient pas eu de repas du soir. Après l’office, les chants, l’annonce de la naissance du petit Jésus, nous partions dans l’air froid, parfois dans la neige, jusqu’à la maison où nous attendait le réveillon. On avait droit à une volaille rôtie au coeur de la nuit, que nous dévorions, et puis au dessert les enfants commençaient à tourner autour de la crèche où le petit Jésus avait été installé entre les santons de la vierge Marie et de Joseph, sous le regard de l’âne et du boeuf, avec au loin les rois mages qui s’approchaient au fond du décor en carton qui servait de grotte de la nativité. Comme cadeau, des sucreries et puis telle année par extraordinaire un vélo neuf, telle autre un circuit de petites voitures, ou plus simplement et habituellement un livre de la collection « Signe de piste » qui exaltait les valeurs du scoutisme.

La société de consommation a balayé tout ça. Or, comme il est question d’une fête religieuse qui ne concerne en principe que les chrétiens, donc une minorité pratiquante aujourd’hui, très logiquement Noël ne devrait pas donner lieu à de telles réjouissances. C’était sans compter sur le triomphe du modèle américain, sa capacité à faire du profit de tout. Le père Noël, l’incontournable papa gâteau et son traîneau depuis la Finlande jusqu’à Hollywood, nous interdit la moindre critique, on le célèbre dans le monde entier, même en pleine guerre – la fameuse trêve de Noël. Certains le fêtent entre riches au soleil, là où l’incongruité des vêtements d’hiver du gros bonhomme en rouge sera l’oxymore d’une mondialisation heureuse, forcément heureuse. Mais riches ou pauvres, pas question d’y échapper. Le droit à la tyrannie du bonheur est symbolisé par ce si bienveillant petit papa Noël, et malheur à qui n’en veut pas, ou plutôt ose émettre l’idée qu’il y a autre chose pour trouver un sens à sa vie.

Personnellement, j’attendrai le 24 décembre en espérant, comme d’habitude, et comme tout le monde ou presque, que Noël se passe bien, et qu’on en soit ainsi délivrés jusqu’à l’année prochaine.

Marc Beirnaert (novembre 2017)

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Réduire le temps de travail : la clé de l’épanouissement des Français ?

Jeremy Jeanningros

En octobre 2017, Jeremy Jeanningros, étudiant en journalisme à l’IEP de Bordeaux, a contacté Nouvelle Donne Gironde pour connaître nos idées au sujet de la réduction du temps de travail. Sujet de prédilection s’il en est des adhérents de Nouvelle Donne, puisque cette idée est au coeur de nos propositions dans la lutte contre le chômage de masse. Nous reproduisons ci-dessous le texte qu’il a rédigé, avec son accord. Le lecteur qui voudra approfondir la question pourra lire les articles que nous avons consacrés à ce sujet ici, ici ou bien ici, ou encore trouver les arguments les plus pointus dans le livre de Dominique Méda et Pierre Larrouturou, Einstein avait raison. Vous pouvez aussi voir l’audition de Pierre Larrouturou à l’Assemblée Nationale en octobre 2014 : ici


Face au nombre élevé de burn-out et à la persistance du chômage de masse, chiffré à 6 635 500 pour le mois de septembre 2017, la réduction du temps de travail apparaît toujours comme une solution pour améliorer le moral des Français.

Au cours de leur carrière, 36 % des Français ont connu un burn-out, d’après une enquête de la CFDT « Parlons travail » en mars 2017. Dans le même temps, le chômage peine à se résorber, en baisse de 1,8 % en septembre. À l’heure où le gouvernement réforme le code du travail vers plus de flexibilité, il est légitime de se demander si une meilleure répartition du temps de travail entre les salariés ne serait pas préférable.

Le temps de travail hebdomadaire moyen s’établit depuis plusieurs années autour de 39h, selon l’Insee. « Si les parts du gâteau sont davantage partagées, en ramenant le temps de travail légal à 32h, par exemple, cela libère des heures de travail pour d’autres » explique Jean-Claude, militant à la CGT de Gironde.

Par ailleurs, la baisse du temps de travail légal ne génère pas nécessairement une baisse de pouvoir d’achat. « Si le travail est mieux partagé et le chômage de masse endigué, les salariés pourront peser davantage dans le rapport de force salariat-patronat pour négocier les salaires à la hausse », ajoute Cyril Mouquet, candidat Nouvelle Donne aux élections législatives à Bordeaux.

Si les liens de causalité entre réduction du temps de travail et chômage sont encore flous, l’impact de cette mesure sur l’épanouissement au travail ne serait pas négligeable. Le constat est alarmant : selon un sondage IFOP datant d’avril 2016, seuls 30 % des Français estimaient que le travail était un moyen d’épanouissement personnel.  Or, pour Jean-Claude, « un salarié heureux au travail est plus productif ». Cyril Mouquet (Nouvelle Donne), partisan de la semaine de 4 jours, estime que ce dispositif innovant offrirait « une journée supplémentaire pour se consacrer à des activités associatives et culturelles, et réaliser pleinement son rôle de citoyen, à savoir s’investir dans la vie politique ».

Pour remédier au burn-out, la question de la reconnaissance du droit au repos apparaît essentielle.

Gilles Auzéro, juriste de l’université de Bordeaux et membre du « Groupe de recherche pour un autre code du travail » (GR-Pact) souligne que « le droit au repos va devenir un droit fondamental, mais il n’est pas suffisamment encadré par le droit du travail. » Le 18 octobre 2017, à l’occasion de son discours devant les forces de l’ordre à l’Elysée, Emmanuel Macron annonçait, par exemple, qu’il allait réduire le temps de repos des gendarmes. Et ce, malgré la directive européenne de 2003 imposant un repos légal de onze heures entre deux journées de travail.

Jeremy Jeanningros, étudiant en journalisme à l’IEP de Bordeaux

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Catalogne : double face ?

En novembre 2017, Françoise Fize, adhérente de Nouvelle Donne en Gironde, donne son point de vue sur les événements qui ont enflammé la Catalogne cet automne. Vous trouverez deux autres points de vue ici et ici.

Je ne connaissais pas grand chose de la question catalane. Je n’en savais pas suffisamment pour prendre position mais je me suis interrogée à la fois sur le « pourquoi », le « comment » des deux parties. Comme beaucoup, j’ai suivi les événements via les images, les commentaires des médias. Dans un premier temps, j’ai vu dans ces rassemblements pour l’indépendance des signes positifs : des citoyens qui expriment leurs opinions, s’organisent pour se prendre en main, affirment vouloir construire un avenir meilleur. J’ai pu me reconnaître dans ces aspirations, ces actions. J’ai eu envie de dire bonne chance à eux, qu’ils aillent jusqu’au bout. Et puis surprises, interrogations après les contre-manifestations. Encore plus perplexe après avoir lu que la maire de Barcelone, Ada Colau, a accusé le gouvernement catalan destitué de Carles Puigdemont d’avoir mené la Catalogne « au désastre », en estimant que la majorité de ses habitants « ne voulait pas » d’une déclaration d’indépendance, que le référendum d’octobre n’était pas inscrit dans un processus démocratique. Et de nouveau pour moi des questions autour du respect des opinions de chacun, des réflexions au sujet de l’équilibre entre majorité et minorité. De nouveau pour moi, un sentiment de découragement, d’échec comme si toutes les tentatives de faire émerger les nouvelles façons de s’organiser, de s’exprimer individuellement et collectivement se heurtaient irrémédiablement contre les murs qui nous enferment. Enfermement consolidé par les certitudes de détenir la vérité de chaque coté. On n’y arriverait donc jamais ? Je me dis que si, nous, on y arriverait !

(suite…)

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Rencontre Nouvelle Donne Gironde

Nous invitons les adhérents et sympathisants à participer à la :

Rencontre Nouvelle Donne Gironde

lundi 20 novembre 2017
de 19h00 à 21h00

Salle de l’Athénée municipal de Bordeaux
Place Saint-Christoly

Ordre du jour

> préparation du lancement de la campagne « Pacte Finance-Climat » en Gironde

> opération Nouvelle Donne Campus : Nouvelle Donne Campus renaît. Si vous êtes étudiant(e), c’est le moment de nous rejoindre ! On vous attend le 20 novembre à l’Athénée !

Venez nombreux !

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Rejoins Nouvelle Donne Campus !

Pour reprendre la main, on a besoin de toi !

Changement climatique, crises financières, chômage de masse, montée des inégalités…

Ceux qui achètent aujourd’hui ne sont pas ceux qui passeront à la caisse demain. C’est nous, les jeunes générations, qui devrons payer les pots cassés de notre société malade. C’est nous qui devrons vivre dans un monde de plus en plus hostile où la vie laissera place à la survie.

Que faire ? Rester spectateur du désastre annoncé ou devenir acteur du changement ? Attendre des responsables de la situation actuelle de trouver les réponses ou être ces réponses aux problèmes qu’ils ont créés ?

L’espoir est permis. Nouvelle Donne porte des propositions concrètes et applicables tout de suite pour poser les bases d’une société du bien-vivre.

Face au changement climatique, enclenchons la Transition Écologique grâce à un plan ambitieux pour le climat. Nouvelle Donne propose un véritable plan Marshall  « 1000 milliards pour le climat » et participe activement à la campagne « Pacte Finance Climat » aux côtés du climatologue Jean Jouzel, d’associations et de personnalités politiques et syndicales européennes.

Face aux crises financières, ne laissons plus les banques gouverner nos vies. Luttons contre la spéculation et l’évasion fiscale. Nouvelle Donne promeut notamment la création d’une Taxe sur les Transactions Financières (Taxe Tobin).

Face au chômage de masse, partageons le temps de travail pour travailler tous et travailler mieux. Nouvelle Donne propose de passer à la semaine de 4 jours sans baisser les salaires, en utilisant les cotisations chômage pour compenser le coût salarial des salariés recrutés.

Face à la montée des inégalités, appelons à de vraies mesures de justice sociale ! Nouvelle Donne veut un nouveau contrat social qui assure à tout citoyen un revenu décent et protège sa dignité au sein de notre société. En plus du partage du temps de travail, il nous faut mettre en place un revenu citoyen associé à une réforme fiscale.

Ces mesures mises en place aujourd’hui créeront notre société du bien-vivre de demain !

Alors, avec Nouvelle Donne, viens dire quel monde que tu veux pour demain et construisle avec nous !
Notre programme est construit par les adhérents. Découvrele :
Rejoins-nous, viens enrichir notre programme de tes propositions !
On t’attend : campus @ nouvelledonne.fr
Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter

Trois questions à Thomas Le Roux

Thomas Le Roux est chargé de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CRH-EHESS). Il est co-auteur, avec François Jarrige, d’un ouvrage récemment publié au Seuil, La contamination du monde. Une histoire des pollutions à l’âge industriel. Il a accepté de répondre à nos questions sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur.

Les travaux historiques montrent que la course à l’industrialisation et les impacts environnementaux qui en résultent ne sont pas une fatalité, mais que des choix conscients ont été faits à plusieurs moments. Quels sont ces moments de rupture ou de choix essentiels ?

Aucune société n’est en effet indifférente aux nuisances provoquées par les activités de production. Bien souvent, les réponses sont prises à l’échelle des pollutions constatées. Aussi loin que l’on peut remonter, on trouve de très nombreux arbitrages qui sont effectués pour délimiter la coexistence d’un atelier ou d’une usine et de son environnement, plus ou moins large. D’un phénomène local, le problème des pollutions s’est transformé en un phénomène global depuis 300 ans. C’est pourquoi le terme de « nuisance », très souvent utilisé avant 1850, est progressivement remplacé par celui de « pollution ». Le changement de terme indique par ailleurs deux façons de traiter le problème, et place les années 1800 au cœur d’un changement de paradigme dans la lutte contre la pollution. Disons qu’avant 1800, l’approche est majoritairement juridique : il faut respecter la maxime (issue du monde médiéval) de la jouissance de propriété sans provoquer d’effets négatifs sur celle d’autrui. C’est pourquoi les règlements et la répression à l’égard des pollutions étaient très sévères. S’ajoutait une incertitude médicale sur les effets des émanations, et partant de là, un principe de prévention opératoire (ce que l’on appellerait de nos jours le principe de précaution, mais avant 1800, il s’agit d’une attitude partagée qui permet aux autorités d’avoir des politiques préventives proactives). Avec la révolution industrielle de la fin du XVIIIe siècle, un basculement des régulations s’opère.

(suite…)

Share on FacebookEmail to someoneTweet about this on Twitter