municipales 2020 : Proposition n°2

Chaque semaine, le Comité local de Gironde propose une idée, un projet, destiné à enrichir le débat à gauche, soit pour l’ensemble des communes, soit pour une commune en particulier.

Semaine du 12 septembre 2019  :

Proposition n° 2 : Un soutien actif au Pacte Finance Climat

Plusieurs villes de Gironde, comme Gradignan, Bègles ou Bordeaux, on voté un soutien officiel au Pacte Finance Climat. Mais l’action locale ne peut pas s’arrêter là. C’est pourquoi Nouvelle Donne 33 propose que les prochains conseils municipaux s’engagent dans une politique active de promotion de ce pacte. Il peut être source de revenus suffisants pour engager les actions destinées :

  1. à ralentir au maximum les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) en promouvant l’ isolation de bâtiments publics et privés, la transition énergétique dans les transports, la transition dans les comportements comme dans les consommations…
  2. à mettre en place des politiques publiques de résilience des individus comme des communautés face à un réchauffement qui malgré tout aura lieu de façon suffisamment importante pour créer des souffrances à tous les âges, dans tous les lieux et dans toutes les activités.

Ainsi les Conseils municipaux s’engageront à promouvoir auprès de leurs concitoyens cette disposition transpartisane, soutenue par des élus tant de droite que de gauche. Ils iront porter ce pacte auprès des élus nationaux pour demander au gouvernement de promouvoir au maximum le Pacte Finance Climat dans sa politique européenne. Les maires et conseillers municipaux en feront une condition auprès des sénateurs pour faire leur choix en tant que Grands Électeurs. Ils initieront des démarches collectives pour faire pression en tant que collectivités locales auprès de la Commission européenne. Ils utiliseront leurs relations privilégiées dans le cadre des jumelages avec d’autres villes européennes pour faire connaître le Pacte.

Pour découvrir le Pacte Finance Climat plus en détail, procurez-vous le livre de Jean Jouzel, Anne Hessel et Pierre Larrouturou : Finance, Climat, Réveillez-vous !

Forum pour une alternance écologiste et sociale

Les réunions se poursuivent entre plusieurs partis de gauche et écologistes afin de proposer une alternative à Bordeaux. Pour construire un projet le plus proche possible des attentes des habitants, il importe de nourrir la réflexion à partir des demandes et des propositions des Bordelais et des Girondins eux-mêmes.

Nous vous invitons à participer nombreuses et nombreux aux ateliers proposés lors de cette journée :

Forum pour une alternance écologiste et sociale

Samedi 28 septembre entre 10h et 17h30
Salle Pierre Tachou – Point du Jour (PLAN)
44 rue Joseph Brunet 33300 Bordeaux-Bacalan

Tram B : Brandenburg / Claveau – Bus 9, 25, 76 : Brandenburg / Blanqui

Entrée libre et gratuite.

Ateliers du matin (10h30-12h30) :

• se déplacer : mobilités, circulation, stationnement

• grandir : enfance, petite enfance, écoles, restauration scolaire

• partager : solidarités, vie associative, tranquillité, vieillesse

• participer : démocratie locale, gouvernance, dépenses publiques

Ateliers de l’après-midi (14h-16h) :

• respirer : lutte contre les pollutions, gestion des déchets, végétalisation

• s’épanouir : culture, sports, vie nocturne

• se loger : coût du logement, logements sociaux, étudiants, d’urgence…

• travailler : économie, emploi, chômage

Si vous avez des remarques, des propositions sur ces thèmes, vous pouvez nous les faire parvenir à l’adresse du Comité Local : gironde[at]nouvelledonne.fr

Suivez et relayez l’événement sur Facebook

Merci pour votre participation !

Municipales 2020 : Proposition n°1

Chaque semaine, le Comité local de Gironde proposera une idée, un projet, destiné à enrichir le débat à gauche, soit pour l’ensemble des communes, soit pour une commune en particulier.

Semaine du 5 septembre 2019 :

Proposition n°1 : Rebaptiser l’actuelle « Avenue Thiers » de Bordeaux en « Avenue Flora Tristan ».

Du symbole…

2019 marque le 175e anniversaire de la mort de Flora Tristan. Figure majeure du combat social et féministe, elle repose au cimetière de la Chartreuse. Alors qu’en 2019, à l’heure où nous écrivons, déjà plus de 100 féminicides ont été perpétrés en France, il est nécessaire de rappeler les combats sociaux et féministes de Flora Tristan, elle-même victime de violences conjugales. Ses combats méritent notre reconnaissance, ils nous obligent aussi. La présence de ses cendres à Bordeaux doit être l’occasion de revaloriser sa mémoire et ses engagements.

Faire disparaître le nom de Thiers d’une de nos plus importantes avenues a aussi son sens. Thiers, monarchiste tardivement rallié à la République, éternellement responsable du massacre des Parisiens en 1871, « le type même du bourgeois cruel et borné, qui s’enfonce sans broncher dans le sang » (Clemenceau), mérite-t-il vraiment la place qui lui est faite dans la géographie de la ville de Bordeaux  ?

… à la politique concrète

La nouvelle municipalité, que les adhérents de Nouvelle Donne appellent de leurs vœux pour 2020, outre cette mesure symboliquement forte, devra s’engager rapidement dans une politique d’aide aux droits des femmes  : aides aux associations féministes (ex  : Maison des femmes), aux associations d’aide aux femmes vivant dans la rue (ex  : La Piraterie), communications publiques en faveur de la lutte pour l’égalité femmes-hommes, accompagnement des écoles dans leurs démarches dans ce domaine…

Notre société n’en finit pas de se dépêtrer des héritages phallocratiques des siècles précédents : de la loi salique au Code civil napoléonien et au Code pénal de 1810 ( « ART.324 : Le meurtre commis par l’époux sur l’épouse, ou par celle-ci sur son époux, n’est pas excusable, si la vie de l’époux ou de l’épouse qui a commis le meurtre n’a pas été mise en péril dans le moment même où le meurtre a eu lieu. Néanmoins, dans le cas d’adultère, prévu par l’article 336, le meurtre commis par l’époux sur son épouse, ainsi que sur le complice, à l’instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale, est excusable. »), du retard éhonté dans l’obtention des droits politiques et sociaux des femmes aux violences machistes, nous avons collectivement de gigantesques progrès à faire pour que nos garçons ne deviennent pas bourreaux de leur compagne, pour que nos filles ne soient plus victimes de leur compagnon. L’échelle locale peut et doit être un outil de cette politique.

Vous êtes intéressé/e par nos travaux ? Vous voulez nous rejoindre ? Vous pouvez adhérer à Nouvelle Donne, vous pouvez aussi nous contacter directement à gironde[@]nouvelledonne.fr.

« Je réclame des droits pour la femme, car je suis convaincue que tous les malheurs du monde proviennent de cet oubli et mépris qu’on a fait jusqu’ici des droits naturels et imprescriptibles de l’être femme » (Flora Tristan, Union ouvrière, 1844)

Union de la gauche aux Européennes

Nouvelle Donne participe à une liste de rassemblement de la gauche
sociale et écologique menée par Raphaël Glucksmann

Dans le cadre des élections européennes de mai prochain, Nouvelle Donne officialise sa participation à la liste d’union qui rassemble Place Publique, le Parti Socialiste et d’autres partis et mouvements progressistes et écologistes. Le lancement de la campagne aura lieu lundi 25 mars à Creil en présence de Raphaël Glucksmann, Claire Nouvian, Olivier Faure et Pierre Larrouturou, dès 14h devant l’hôpital de Creil, suivi d’un temps d’échange citoyen à la Faïencerie-Théâtre à 15h.

En 2014, Nouvelle Donne avait rassemblé 540.000 voix, soit 3,1 % des suffrages exprimés.

Des élections européennes sous le signe du collectif

Après consultation de ses adhérents qui ont plébiscité cette stratégie à 85 %, c’est avec enthousiasme et optimisme que Nouvelle Donne annonce sa participation à la liste d’union pour les élections européennes de 2019.

Nouvelle Donne apporte ses propositions pour lutter contre le dérèglement climatique, juguler la spéculation financière, renforcer la cohésion sociale de nos sociétés. Nous participerons activement à la campagne et présenterons des candidats sur cette liste, avec en duo de tête Pierre Larrouturou, co-fondateur de Nouvelle Donne, et Maylis Lavau-Malfroy, porte-parole du mouvement. Anne Hessel (en position non éligible) et d’autres candidats Nouvelle Donne figureront sur cette liste, qui reste ouverte aux nouveaux arrivants jusqu’au dépôt de la liste fin avril.

Pierre Larrouturou et Maylis Lavau Malfroy
candidats Nouvelle Donne dans cette liste d’union de la gauche

Nouvelle Donne et ses partenaires tiennent à rappeler leur volonté de mener une liste collective au sein de laquelle tous les candidats et tous les partis engagés apporteront leur contribution. Nouvelle Donne appelle EELV, Génération.s et Diem25 à participer à cette liste d’union pour mener un combat commun.

La convergence programmatique est le socle de notre union

Fidèle au mandat qui lui a été donné par ses adhérents, Nouvelle Donne travaille depuis des mois avec les partis de la gauche écologiste, sociale et pro-européenne pour présenter une liste commune aux prochaines élections européennes.

L’urgence climatique, sociale et démocratique impose de construire un vaste rassemblement autour d’un projet politique européen fort. Nous ne pouvons plus accepter les atermoiements : pour éviter le chaos climatique et le chaos social, il est urgent de permettre aux citoyens de reprendre en main leur avenir.

Nouvelle Donne se lance dans les élections européennes !

En mai 2019, Nouvelle Donne participera pour la deuxième fois aux élections européennes. Le parti entend proposer des réponses aux défis climatique, social et démocratique que rencontre l’Europe.

L’Union Européenne, incontournable pour Nouvelle Donne

L’Union Européenne est la deuxième puissance économique mondiale. À ce titre, elle a la responsabilité de mettre en place les mesures nécessaires pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique… et jusqu’ici, si peu a été fait ! L’urgence dans laquelle nous nous trouvons impose des prises de décisions rapides et indispensables.
Les peuples d’Europe ont un destin commun qui ne peut pas être servi par les replis identitaires nationalistes. L’Europe ne doit pas non plus être le terrain de jeu des néolibéraux qui l’exploitent sans la construire durablement.
Nous avons la responsabilité de redonner du sens au projet européen. L’Europe peut être le fer de lance d’une nouvelle donne écologique, sociale et démocratique. Son exemple peut changer le monde.

Un rassemblement à grande échelle

Membre actif de Printemps Européen aux côtés de Génération.s et de DiEM25, nous construisons ensemble un projet paneuropéen autour de la gauche progressiste et écologiste. Notre objectif est un rassemblement à plus grande échelle pour que ceux qui se ressemblent s’assemblent, au-delà des rivalités, sur la base de nos projets communs, pour une action commune. Pour cela, nous poursuivons les rencontres avec toutes les forces de gauche écologistes  : EELV, Place Publique, le Parti Communiste, Génération.s, Diem25, le Parti Socialiste, UDE, CAP 21, Génération Écologie…
Le projet est ambitieux, le délai est court et l’urgence est criante. C’est aussi parce que nous sommes nombreux à partager ce diagnostic et nombreux à avoir des propositions communes que nous pensons que l’union est possible. Le projet est ambitieux, réalisons-le !

CONTACT PRESSE :
Maylis LAVAU MALFROY
communication[at]nouvelledonne.fr
www.nouvelledonne.fr

comment lire l’épisode des gilets jaunes ?

Paul Agius, co-fondateur de Nouvelle Donne, analyse la révolte des gilets jaunes.

Tout bien réfléchi, comment lire l’épisode gilets jaunes ? Il me semble finalement que ça pourrait être un levier inespéré  pour l’exécutif. En effet, le problème n’est pas le niveau des contributions (qu’on appelle « Taxes » pour les faire détester). Le problème est : « pas assez de revenus pour les contributions que l’on demande ». Or qu’est-ce qui a fait baisser les revenus ? Surtout le chômage qui exerce une pression à la baisse sur les salaires et permet le détricotage des conventions collectives. Et qu’est-ce qui pèse sur les revenus des plus riches ? Les services publics qui coûtent cher, profitent à tous, et donc nécessitent des contributions fiscales et sociales. Donc le jeu consiste, pour les plus riches, à supprimer le maximum de services publics, à baisser les impôts, et à garder le plus bas possible les revenus des moins riches.

Les gilets jaunes vont permettre de résoudre le premier élément de l’équation : baisse des impôts, qui sera suivie par un détricotage des services publics. On va vers une société à bas salaire, avec peu d’impôts et de cotisations sociales, et peu de services publics, de retraite, de sécu…Je résume : l’objectif est d’avoir des salaires bas ou très bas, peu de services publics, peu ou pas de protection sociale, mais des services et assurances privées. Et donc peu d’impôts et peu ou pas de cotisations sociales.

Acte 1 : on fait monter de chômage et on le maintient élevé. FAIT depuis 1975.
Acte 2 : les revenus baissent, et les conventions collectives sont détricotées, grâce au chômage, et on essaie de diminuer le nombre de fonctionnaires. Le déficit public et social s’aggrave ; à cause du chômage il y a moins de cotisants. On développe les grandes surfaces et on supprime le commerce de proximité pour limiter la baisse du pouvoir d’achat. FAIT.
Acte 3 : on baisse radicalement l’impôt des plus riches. Mais pour équilibrer (un peu) le budget, on augmente celui des moins riches. Révolte car on n’en peut plus. Ça c’est en cours avec les gilets jaunes. Donc on va aussi diminuer l’impôt des moins riches, et petit à petit et par conséquent diminuer encore services publics et protection sociale que les moins riches devront se payer tout seuls. Quant aux plus pauvres, on n’en parle même pas.

Je pense que les gilets jaunes se révoltent contre la compression de leurs revenus face au coût de la vie toujours plus lourd et aux conditions de vie toujours plus difficiles. Et que l’origine de cette situation se trouve dans l’installation du chômage, il y a 40 ans, et dans son maintien à un niveau élevé, depuis. Or, cela fait des années que je milite pour de vraies solutions pour venir à bout de ce chômage, dûment expérimentées dans des centaines d’entreprises. Avec un rejet radical de ces solutions par  les instances patronales, qui ont bien compris leur finalité. Et donc leur non prise en compte par les élus, qui eux n’y ont pas compris grand chose…

Bref, la révolte des gilets jaunes est légitime, les conséquences de leur action risque d’accroître le problème en laissant se tasser les revenus et en laissant mourir services publics et protection sociale. Faut-il soutenir une révolte légitime aux conséquences potentiellement désastreuses ?
Je pense que oui. La voix de la protection de la planète pourra être mieux entendue, y compris par ceux qui défendent leur droit à se déplacer en diesel. Mais, comment sortir en deux mois d’un piège qui s’est noué depuis 40 ans ? Piège que nos dirigeants et l’essentiel de l’intelligentsia estime inéluctable, voire souhaitable ?

Donc attendons-nous à une crise majeure. Dommage que ceux qui portent des gilets jaunes ne nous aient ni crus ni suivis lorsque depuis 1992, nous avons préconisé une nouvelle organisation du travail pour réduire radicalement le chômage.

Plus d’infos :

Comme un pressentiment…

Et si la « révolte » des gilets jaunes n’était qu’un aperçu de ce qui pourrait se passer dans quelques années si nous ne réagissons pas sérieusement et de façon urgente ?

Nous l’affirmions déjà en 2014 avec notre plan 1000 milliards pour le Climat : il faut mettre la finance au service de la lutte contre le réchauffement climatique. On ne peut faire porter le poids des mesures nécessaires et urgentes sur le dos des plus démunis et des plus pauvres.

À Nouvelle Donne, nous sommes soucieux de la pauvreté, de la précarité, du sort des migrants, des mal-logés, des sans-emplois, et nous sommes nombreux à être investis dans des mouvements citoyens. Sensibilisation, information, organisation d’évènements, participation aux manifs, font partie de notre quotidien. Nos réflexions nous ont permis d’élaborer des propositions concrètes pour le progrès social, l’amélioration du niveau de vie, de la qualité de vie et du cadre de vie de chacun, auquel chacun a droit.

Mais si nous n’arrivons pas à enrayer le réchauffement climatique, qu’adviendra-t-il de tous nos engagements ? Ils seront insignifiants, devenus presque inutiles face aux bouleversements environnementaux et sociétaux de grande ampleur qui nous sont annoncés.

Quel budget pourra être attribué au social s’il nous faut consacrer des milliers de milliards d’euros par an en Europe pour lutter dans l’urgence contre le réchauffement climatique ? Quelles mesures pour une alimentation saine et équilibrée pourrons-nous défendre si les rendements agricoles, suite au réchauffement climatique, sont divisés par 2 et que plus de la moitié de la population mondiale meurt de faim ? Quelle politique migratoire pourrons-nous mettre en place face aux centaines de milliers de déplacés climatiques ? Quelles mesures pour la biodiversité pourrons-nous défendre quand les ¾ des espèces auront disparu ? Et comment lutter contre la montée des eaux, les cyclones de plus en plus fréquents et violents et autres catastrophes climatiques… ?

Si nous ne nous battons pas pour le climat, nos autres luttes n’ont et n’auront pas de sens. Et à terme, c’est tout simplement la paix mondiale qui sera compromise.

Comme nous l’avons déjà écrit, on ne peut faire porter cette nécessaire transition écologique et énergétique sur le dos des plus faibles et des plus démunis. Tout d’abord parce que les moyens financiers à mettre en œuvre sont énormes et ce n’est pas en appliquant quelques taxes supplémentaires que les budgets nécessaires seront dégagés. Ensuite, parce qu’il y a quelque chose de particulièrement injuste à faire porter sur les plus pauvres et démunis le financement de la lutte contre le réchauffement climatique, alors que l’on sait que plus on est riche, plus on pollue, et plus on contribue au réchauffement climatique.

Plus on attend, plus on retarde la mise en place d’un plan d’envergure pour le climat et plus les mesures à prendre seront dures et difficiles à appliquer. Toutefois, toutes ces mesures urgentes et impératives doivent être accompagnées pour ne pas encore plus pénaliser les plus modestes et il faut absolument trouver des ressources financières justes et pérennes.

Plus que jamais, Nouvelle Donne soutient le Pacte Finance-Climat 2020 et l’appel lancé par Pierre Larrouturou et Jean Jouzel et plus de 300 personnalités venues de douze pays.

En dirigeant la création monétaire vers l’économie réelle pour qu’elle finance, dans tous les États membres de l’Union Européenne, les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, le Pacte Finance-Climat permettrait de :

  1. Lutter radicalement contre le dérèglement climatique.
  2. Créer massivement des emplois.
  3. Éviter une nouvelle crise financière en revenant vers l’économie réelle.
  4. Donner un nouveau souffle au projet européen.
  5. Donner un nouvel élan à la coopération entre l’Europe et l’Afrique.

En 2014, Nouvelle Donne présentait son plan 1000 milliards pour le climat. Aujourd’hui, la Cour des Comptes européenne chiffre la lutte contre le réchauffement climatique à 1 115 milliards d’euros par an pour l’Europe. En 2014, nous étions visionnaires… Nous ne souhaitons pas l’être pour les décennies à venir avec des prévisions très sombres pour les générations futures et la paix mondiale si rien n’est fait.

Nicole Lozano, co-présidente de Nouvelle Donne

La révolte des gilets jaunes : quel sens donner à cette contestation ?

La révolte des gilets jaunes va bien au-delà d’un simple mécontentement vis-à-vis de la hausse du prix du carburant ; elle trouve en partie sa source dans un recul presque sauvage des services d’État rendus à la population et pas uniquement dans le domaine des transports. Cette révolte met en exergue le manque d’alternative au « tout voiture » non seulement dans les zones rurales mais également dans les villes moyennes de province, alors même que tous les services nécessaires ne cessent d’être éloignés d’un grand nombre de citoyens (démantèlement d’hôpitaux de proximité, fermeture de classes dans les écoles…) ; elle a aussi à voir quelque part avec les mobilisations du printemps autour de la réforme ferroviaire qui actaient, au nom de la rentabilité, l’abandon de nombreuses dessertes ferroviaires, renforçant en cela l’enclavement d’un certain nombre de régions et réduisant la mobilité des habitants de ces régions en les assignant à résidence en quelque sorte. Cette hausse du prix des carburants vient se rajouter à des hausses multiples (tarif du gaz et de l’électricité…) et à des baisses des prestations sociales (baisse des APL…) qui fragilisent les personnes ayant des revenus modestes et elle donne à voir ainsi toute la violence et l’injustice sociales de ces mesures.

Curieux voire contradictoire pour un gouvernement qui ne cesse de justifier ces réformes prétendument progressistes au nom du respect de la valeur travail. L’arrogance, la morgue conjuguées au déni voire à l’ignorance de la réalité économique d’un grand nombre de nos concitoyens par les gouvernants actuels rendent particulièrement lisibles les politiques mises en place dernièrement en faveur des plus riches. Les propos pleins de mépris tenus par le président Macron et les autres membres du gouvernement à l’égard des Français quels qu’ils soient : retraités, travailleurs, chômeurs… agissent comme une bombe incendiaire à retardement. L’injustice érigée en modèle qui ne saurait être contestée par ce gouvernement est dangereuse à bien des égards d’autant que ces politiques se doublent de la volonté de fracturer la société en dressant les uns contre les autres : salariés du privé contre salariés du public, travailleurs contre chômeurs, retraités contre actifs…

De plus, essayer de justifier cette hausse du prix des carburants au nom d’une transition écologique ô combien nécessaire sans que cette hausse des taxes ne soit affectée pour des mesures écologiques en faveur du climat pose évidemment problème. Essayer de faire financer la politique fiscale en faveur des plus riches (suppression de l’ ISF, CICE) par les plus précaires de notre société n’est pas tenable. Et peut-on demander à ceux qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois de financer les mesures nécessaires à éviter la fin du monde et seulement à ceux-là ?

Les propos du premier ministre Édouard Philippe affirmant qu’il avait bien entendu mais qu’il ne reviendrait en aucune manière sur la politique menée sont à la fois consternants et inquiétants. Les mesures de hausse des prix des carburants sont contestables dans la mesure où elles ne s’appliquent pas à tous. Les projets gouvernementaux ne témoignent pas d’une vision d’avenir et d’un avenir désirable. Ces projets sont détestables car ils sacrifient l’intérêt général au profit de politiques de court terme visant à l’enrichissement des plus nantis.

Myriam Fromangé, adhérente Nouvelle Donne

Nous sommes jeunes militants à Nouvelle Donne et résolument européens… mais pourquoi ?

Les membres du groupe Nouvelle Donne Campus ont rédigé ce texte en août 2018.

Les principales instances de l’Union européenne se sont éloignées de ses habitants et sont devenues inefficaces face aux enjeux modernes tels que le dérèglement climatique, la crise humanitaire migratoire, la montée des inégalités… Elles sont dominées par le néo-libéralisme et la technocratie, cela n’a pas toujours été, et c’est réversible. Mais pour nous, l’existence de l’Union Européenne est une chance : la quitter serait une erreur ! Son modèle de coopération entre pays exprimé dans sa devise « Unie dans la diversité » est unique et se doit d’être préservé.

L’Union Européenne est récente. Elle a permis la coopération après la destruction menée par les deux guerres mondiales. Les plus jeunes d’entre nous ont ainsi pu grandir dans la paix et la prospérité. Depuis presque 70 ans, le continent européen est devenu un espace de paix ! Nous avons connu l’abondance, l’ouverture aux pays voisins, alors qu’il y a moins d’un siècle, nos pays se déchiraient. L’aventure de la construction européenne a pu commencer grâce à un mélange de courage politique et d’inventions institutionnelles : il est plus que jamais nécessaire de les retrouver. À Nouvelle Donne, nous considérons que l’Union Européenne doit être non pas un carcan dans lequel nous serait imposé le néo-libéralisme, mais un espace de créativité pour sortir des crises économiques, sociales, environnementales.

Nous, jeunes générations, avons eu de la chance mais cela peut ne pas durer.

Le XXE siècle fut le siècle des guerres et de l’horreur humaine, le XXIE siècle peut être tout aussi inhumain car, avec le dérèglement climatique, c’est toute notre société qui risque de disparaître, et nous avec… La mondialisation et la puissance de la finance sont tout aussi dangereuses : elles alimentent la crise climatique, détruisent la solidarité, au profit de la concurrence et de la prédation. La logique du profit économique et financier ne peut plus dicter les décisions politiques !

Tout cela ne résulte que des choix pris par nos élus, ceux que nous avons choisis et que maintenant nous subissons. Alors, nous, à Nouvelle Donne, nous ne souhaitons pas rester spectateurs de ce naufrage. Une vraie majorité progressiste, humaniste et solidaire doit émerger sur notre continent. Ne laissons pas la place aux néo-nationalismes qui se nourrissent des peurs et des inactions.

Nous voulons une autre Europe, plus solidaire, plus fraternelle et réellement démocratique ; une Europe porteuse d’espoir pour les peuples. Quitter l’UE serait une erreur, et se désintéresser de la prochaine élection une erreur plus grande encore, alors que le parlement européen est la seule instance de l’UE dont les membres sont élus au suffrage universel direct, et dont le rôle s’est accru ces dernières années.

Nous ne sommes ni utopistes ni idéalistes, mais résolument réalistes.

Réalistes car l’Union Européenne est pour nous la bonne échelle afin d’agir collectivement et rapidement :

  • pour lutter contre les inégalités à l’échelle du continent (dumping social…) ;
  • pour lutter efficacement et sur le long terme contre le dérèglement climatique et les problèmes environnementaux, en particulier grâce au Pacte Finance-Climat, montrant ainsi qu’un modèle européen peut fonctionner et servir d’exemple au reste du monde ;
  • pour apporter une réponse humaine et fraternelle aux migrants ;
  • pour mettre en avant nos valeurs sociales et démocratiques face au reste du monde et face à la mondialisation.

Pour nous, pour demain : en 2019, sur l’Europe, reprenons la main !

Contacts : campus[at]nouvelledonne.fr / Facebook : Nouvelle Donne Campus / Twitter : @ND_Campus

Les USA sortent de l’accord de Vienne

La sortie des USA de l’accord de Vienne : une bombe économique et politique

La sortie des USA de l’accord international portant sur l’engagement de l’Iran à ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire nous concerne tous, citoyens du monde, citoyens européens, citoyens français. Elle révèle, entre autres, les failles de l’unité politique de l’Europe, l’emprise des USA sur l’économie mondiale et l’extrême fragilité de la paix dans le monde.

Le 8 mai 2018, Trump déclare, comme annoncé lors de sa campagne électorale, que les USA se retirent de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien et qu’il rétablira dans les trois à six mois les sanctions économiques les plus dures vis-à-vis de ce pays. L’accord avait pourtant nécessité quinze ans de négociation avant d’être signé, en 2015, pour dix ans, par les cinq membres permanents du conseil de sécurité des Nations Unies (USA, France, Chine, Russie, Grande Bretagne) et par l’Allemagne.
L’accord a ses soutiens, mais aussi ses détracteurs comme Trump et ses amis, dont les faucons Pompeo et Bolton à qui il a confié les postes les plus élevés de l’État fédéral. Trump l’a dit et redit : cet accord est « pourri », « beaucoup trop favorable aux Iraniens » et « n’empêche pas qu’ils se dotent de l’arme nucléaire ». Outre son idée fixe, sa réélection de mi-mandat en novembre, il a également celle de provoquer un changement de régime en Iran, sans doute au nom de la démocratie… Il se dit prêt à signer un autre accord, mais à ses propres conditions.

Pourtant l’ Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) a validé les  engagements iraniens en 2017. Elle a réalisé, conformément à un protocole additionnel à l’accord ratifié par l’Iran, des « inspections intrusives » qui ont fait l’objet de conclusions positives.

(suite…)